
Dans la bulle des Bullois. Le FESTMOC-Patrimoine organise des interventions contées au collège Bullier de NkolMebanga, en vue de permettre d’autres échanges entre artistes et élèves.
Le 08 novembre dernier, l’auditorium du Collège Bullier, pleine à l’œuf. C’est une surprise presque pour les parents confondus en élèves. Comme chaque année depuis trois ans, la programmation du FESTMOC-Patrimoine organise des interventions contées dans cet établissement confessionnel qui abrite aussi bien des élèves externes que des pensionnés de l’internat. Pour les anciens, chaque édition est attendue avec beaucoup d’impatience. Dans la salle, plus de trois cents élèves, enseignants et parents surpris par les hôtes du jour et d’autres invités. Pour le principal l’abbé Emmanuel Aurélien EBODE, « c’est la fête et il faut qu’elle se poursuivre avec les invités venus des quatre coins du monde entretenir les élèves et leur proposer d’autres moyens pédagogiques. On apprend des cultures différentes qui se déploient à chacune des éditions pour partager ensemble avec les élèves de cet établissement ».
Pour Donald MVONDO de la direction artistique du Festmoc « nous sélectionnons des conteurs qui proposent de nouvelles orientations pédagogiques ; l’exigence c’est que les contes contribuent efficacement à l’éducation des élèves tout en leur inculquant l’art du spectacle. Nous savons par exemple que les établissements confessionnels veillent sur une certaine moralité et on tient compte de tous ces détails.» Cette année, les conteurs programmés ici, viennent du Gabon, de l’Algérie, de la France, du Tchad et du Cameroun. Mohamed Adi, conteur invité, est aussi responsable de l’association Pied Nu à Marseille en France. Il travaille sur ce type de projet aussi bien dans les établissements scolaires que d’autres milieux sociaux « c’est toujours une expérience formidable d’aller dans les établissements conter pour les élèves. Nous leur présentons d’autres formes d’enseignement. Les conteurs ont des styles différents. » Les conteurs se sont succédés sur la scène de l’auditorium pendant plus d’une heure et demi sans interruption avec la participation des élèves qui réagissaient soit par des cris d’émotions ou simplement des éclats de rire à déchirer les mâchoires. « Nous sommes émues chaque fois que les conteurs peuvent partir de la ville de Sa’a pour venir conter pour nous dans notre établissement. Les conteurs sont très talentueux, ils ont une manière de nous parler de notre quotidien, de notre passé avec une dextérité à nulle autre pareille. » Confie Julie, une externe venue spécialement à l’établissement pour écouter les conteurs.
Martial E.NGUEA



























