mercredi 24 juin 2009

Interview de Christian KOUNOUDJI


« J’ai réalisé qu’il n’y a aucun complexe à avoir face à un public »
-Quel regard portez-vous sur le Festival les moments conte- patrimoine ?
Pour moi, cette initiative est louable, vu les conditions de la politique culturelle en Afrique qui essaye de tenir malgré les difficultés que rencontre l’organisation ou la coordination de cet évènement. C’est une expérience intéressante dans la mesure où l’on fait des rencontres professionnelles et humaines.
-Sur scène, quelle technique utilisez-vous pour captiver l’attention du public ?
Je suis d’abord un comédien étant donné que j’ai eu à apprendre le B.A.BA de la comédie. Après une analyse, j’ai réalisé qu’il n’ya aucun complexe à avoir affaire à un public en face. Je me familiarise au public qui est devant moi et je le considère comme un ami. Comme autres techniques j’utilise également la musique avec mon « kondou » qui est un balafon du Tchad, la danse, les proverbes, et les devinettes.
-Quel rapport existe entre votre mise en scène et vos textes ?
Très souvent, j’utilise mais indirectement la mimique. J’essaye de traduire certaines paroles avec le geste pour expliquer certains mots. Depuis six ans, je travaille avec les écoles maternelle et primaire où j’ai développé ces mimiques.
-Comment se présente l’activité du conte au Tchad ?
Dans mon pays, en dehors du centre culturel français qui organise des rencontres intitulées « l’heure du conte pour les enfants » il n’ya rien d’autre pour revaloriser le conte. C’est pourquoi à mon niveau, j’essaye de faire revivre le conte tout en maintenant le système de la francophonie qui organise la fête annuelle de la langue française qui consiste à faire appel à plusieurs conteurs. Et je prends aussi l’initiative d’aller me produire dans les écoles dans le but de promouvoir la parole.
Marie Nadège NLANG

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