
La petite localité abrite le Festmoc depuis 4 ans. Entre ville cosmopolite et réalité villageoise, la ville présente des visages complexes. Chronique d’un passage à la ville rose.

Elle porte le nom de Rose. La ville de l’arrondissement de la Lékié qui accueille le Festmoc depuis quatre éditions où des paysages exotiques parsemés de beaucoup de verdure. Son histoire remonte aux années d’indépendance du Cameroun. Des champs de manioc, de maïs, des bananiers et beaucoup d’autres tels que des manguiers, des pruniers, des orangers, des goyaviers et autres pamplemoussiers.
On respire encore de l’air pur par ici, malgré la présence d’une mer de poussière à certains endroits de la ville. Sa’a qui est peuplé de plus de sept mille âmes, compte des quartiers presque inidentifiables à première vue. A l’entrée de la ville, on retrouve la brigade de gendarmerie. Au centre, sont installés la sous-préfecture, le marché et l’hôtel de ville parsemé de fleurs. Ce joyau architectural embellit le coin et fait la fierté des populations. L’une des
particularités de cette ville est qu’on y retrouve une prison qui abrite près de deux cent détenus. Côté scolarisation, Sa’a possède plusieurs écoles primaires et secondaires.
Ville paisible et très ensoleillée, la proximité de la capitale est un réel avantage. Dans la ville, les habitants n’ont pas beaucoup de choix en ce qui concerne les moyens de transport, puisqu’ici, la mototaxi reste le seul moyen de déplacement pour aller d’une ville à une autre. A sa’a, il existe le problème des délestages intempestifs en longueur de journée, et du manque d’eau potable.
La nuit tombée, Sa’a ressemble à un site féerique malgré la présence très remarquée des chiens errants dans les rues. Avec une nature qui damnerais le cœur de n’importe quel visiteur qui peut admirer un magnifique jeu astral entre la lune et les étoiles qui émerveillent tous les esprits. En vérité, il n’est pas très exact de parler de visite en ce qui concerne Sa’a. Parce que c’est une localité à vivre, à compulser, à partager à travers ses villages, sa population cosmopolite et sa verdure.
Marie Nadège NLANG
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