mercredi 24 juin 2009

Il a dit ……………………… Denis Blaise Bidjo, enseignant en communication africaine, Leçon inaugurale du Festmoc prononcée lors de la cérémonie solennelle



«en communication africaine, le conte se range du côté du discours narratif.
Le conte peut donc influer sur d’autres supports acoustiques phonologiques simples à savoir : le nom, la devise, la lamentation, l’énigme, la devinette, le mythe, la satire, la prière, la conjuration, la commination, l’implication, l’exorcisme, le récitatif d’enfant, la lamentation, les pleurs avec sons articulés, Le dialogue, le monologue, l’onomatopée, le sermon ou le texte rituel…

Il est vrai, et ceci reste incontournable, le conte reste la plateforme et l’ossature de la philosophie du nègre, ou ses sources émanent des préceptes moraux et de sagesse. Les contes, les épopées et légendes, sont d’un grand apport dans notre vie de tous les jours d’où la moralité et la sagesse en font les maîtres mots de notre philosophie de l’être. Le conte a donc toute sa place pour que les langues africaines au moyen des tons et du texte prosodique, qui n’est autre que l’embellissement du narratif, du texte voire du discours parémiologique dans l’ensemble. Le conte qui se résume comme étant à la fois le récit des faits réels (histoire), récit des faits d’aventures imaginaires destinés à distraire. Il est aussi une aventure, un fait étonnant, charmant, histoire invraisemblable et mensongères.


Le conte comme mode de communication traditionnelle se doit à tout prix être un des canons du discours narratif, et de la pensée africaine. »
Marie Nadège NLANG

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